Call To Ban Barre de bouffée jetable
Les e-cigarettes jetables de type puff bar se retrouvent de plus en plus dans le viseur des autorités américaines. L’inquiétude gagne du terrain : beaucoup réclament désormais leur interdiction pure et simple aux États-Unis.
Déjà en février, j’avais pointé du doigt ce nouveau cheval de bataille pour les adversaires du vapotage. Avec JUUL relégué à l’arrière-plan chez les jeunes américains, les projecteurs se braquent à présent sur ces dispositifs jetables.
Un angle mort dans la législation permet encore à des modèles comme Puff Bar d’échapper à l’interdiction des arômes scellés. Résultat, la pression monte sur la FDA pour retirer ces produits du marché.
Le député Raja Krishnamoorthi, élu démocrate de l’Illinois, n’a pas mâché ses mots dans un courrier adressé à la FDA :
Puff Bar prend rapidement la place de Juul auprès des jeunes.
Il a également visé la dernière campagne publicitaire de Puff Bar :
… cette publicité cherche à encourager les enfants, confinés à la maison, à vapoter dans leur chambre sans que leurs parents ne s’en rendent compte.
Robin Koval, directrice générale de Truth Initiative, une organisation militante anti-vape bien connue, s’est jointe au chœur :
Elle s’indigne que, même en pleine pandémie qui touche les poumons, Puff Bar continue de cibler ouvertement les jeunes, exposant leur santé à de nouveaux risques.
Des publicités qui frappent fort, selon elle, et qui ne passent pas inaperçues.
Face à ces critiques, Puff Bar n’a pas donné suite publiquement pour le moment…
L’expérience le prouve : une fois que ces opposants au vapotage ont trouvé une cible, ils s’y accrochent, prêts à tout pour obtenir gain de cause.
Nouveaux règlements anti-vape en Alberta
Au Canada, l’Alberta s’apprête à durcir considérablement la réglementation sur la cigarette électronique. Une nouvelle législation, le projet de loi 19, vient d’être validée et étend les restrictions sur la vape en alignant son encadrement sur celui du tabac, interdictions publiques comprises.
Une fois de plus, les débats semblent alimentés par une avalanche d’arguments anti-vapotage peu nuancés.
Tyler Shandro, ministre de la Santé, alerte :
Les données font état de dangers immédiats et à long terme liés à la vape : atteintes pulmonaires, intoxication à la nicotine, addiction. Les Albertains adeptes de la cigarette ou de la vape courraient, d’après lui, un risque aggravé face au COVID-19.
Une position qui gagnerait à s’appuyer sur des travaux scientifiques solides plutôt que sur des peurs relayées sans vérification…
Le texte ouvre d’ailleurs la porte à une interdiction des arômes si une telle mesure n’est pas décidée à l’échelle fédérale. L’Alberta pourrait donc agir seule et bannir les saveurs si le gouvernement central ne tranche pas.
Le climat autour de la vape n’a jamais été aussi tendu.
Nouvelle-Zélande : la loi « Jeckyll and Hyde » sur la vape
En Nouvelle-Zélande, plusieurs voix s’élèvent contre le nouveau projet de loi sur la cigarette électronique. Beaucoup craignent que le texte rende la transition vers le vapotage plus difficile pour les fumeurs et pousse certains vapoteurs à retourner au tabac classique.
Le projet, transmis par la commission spéciale sur la santé, modifie le cadre des environnements sans fumée et des produits de vapotage.
La Vape Trade Association of New Zealand (VTANZ), qui défend les intérêts des professionnels du secteur, tout comme les grandes marques du tabac, dénoncent ce texte.
Kirsten Daggar-Nickson, porte-parole, ne mâche pas ses mots :
Ce projet de loi, c’est le docteur Jeckyll et mister Hyde version vape : il affiche une volonté de réduire les risques pour la santé publique, mais multiplie les obstacles absurdes à la pratique du vapotage.
Une stratégie efficace de santé publique reconnaît que la vape demeure une alternative moins nocive pour les fumeurs. Les experts le rappellent : les produits de vapotage doivent rester attractifs et accessibles, sinon les fumeurs s’accrochent à leurs cigarettes traditionnelles.
Le projet en question se présente sous des airs progressistes, mais son application risque d’imposer des contraintes sévères : accès restreint, communication limitée sur les produits, choix des utilisateurs encadrés jusque dans le détail.
Le Parlement néo-zélandais doit encore valider le texte. Faute de modifications, les autorités de contrôle risquent de se retrouver avec une mission impossible et juridiquement contestable.
Photo de Jonathan Devery via Scoop NZ. Du côté de VTANZ, Jonathan Devery poursuit :
La nouvelle législation du gouvernement sur le vapotage ne permettra pas à la Nouvelle-Zélande d’atteindre son objectif « pays sans tabac », à moins que les élus ne prennent en compte les demandes massives de la population et ne s’engagent réellement à faire reculer le tabagisme.
Des centaines de personnes ont réclamé des ajustements pour faciliter l’arrêt du tabac chez les Kiwis, mais elles restent sur leur faim.
Environ 200 000 vapoteurs adultes néo-zélandais risquent d’être pénalisés inutilement : privés de magasins spécialisés pour se fournir, beaucoup pourraient se tourner à nouveau vers la cigarette classique.
Le texte doit encore franchir plusieurs étapes parlementaires, ce qui laisse un peu de temps aux acteurs du secteur pour réclamer des ajustements.
Pour s’informer ou s’engager sur le sujet, toutes les ressources sont accessibles sur le site de VTANZ.
JUUL cherche une solution judiciaire
Le géant américain JUUL, déjà accablé par une série de procès, a formellement demandé à suspendre la procédure en attendant la décision de la FDA sur la commercialisation de ses produits aux États-Unis.
Impossible d’obtenir tous les détails : l’article complet est réservé aux abonnés sur Bloomberg Law, qui, pour la petite histoire, n’est pas franchement dans mes favoris, surtout depuis qu’ils m’ont ajouté, ainsi qu’EcigClick, à leur « mur de la honte du vapotage ».
On sait tout de même que vendredi dernier, JUUL a demandé à un juge de San Francisco de geler les poursuites tant que la FDA n’a pas pris sa décision définitive.
En clair, la société entend suspendre les actions judiciaires jusqu’à la validation (ou non) de la JUUL dans le cadre du processus PMTA, ce qui pourrait s’étendre sur plusieurs mois.
Dès qu’une décision tombera, je vous tiendrai informés.
Vapor Technology Association : enquête auprès des professionnels
La Vapor Technology Association lance un appel à toutes les entreprises américaines du secteur, quelles que soient leur taille ou leur activité.
Elle a mis en place une enquête pour mesurer l’impact de la pandémie de COVID-19 et des confinements successifs sur la filière.
La VTA explique :
Alors que l’industrie doit faire face à la crise sanitaire et à l’échéance réglementaire de la FDA, nous avons besoin de retours directs sur la façon dont votre activité a été affectée ces derniers mois.
Quelques minutes suffisent pour remplir ce sondage.
Vos réponses et vos témoignages seront précieux pour orienter nos stratégies de représentation.
Partagez également l’enquête autour de vous, auprès de tous les entrepreneurs de la vape que vous connaissez, pour que cet état des lieux reflète bien la réalité du terrain.
Vous pouvez accéder à l’enquête VTA Vape ici.
Et pour finir… des amendes pour vapotage à Shenzhen !
Shenzhen, c’est le cœur industriel de la vape mondiale, près de 90 % des produits y sont fabriqués, mais la ville applique une politique particulièrement stricte.
La semaine dernière, un commerçant a écopé d’une amende de 280 dollars pour ne pas avoir affiché les avertissements sur les dangers du tabac.
Sur la porte, le pictogramme d’interdiction de fumer a été complété avec une cigarette électronique. Deux clients présents dans cette boutique ont également reçu chacun une amende de 7 dollars pour avoir vapoté à l’intérieur !
À Shenzhen, la vape et le tabac sont bannis des lieux publics, et ces sanctions sont une première en Chine.
La situation prête à sourire lorsque l’on sait que la ville est le berceau de la production mondiale de cigarettes électroniques.
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L’actualité de la vape continue dimanche prochain.
En attendant, deux rendez-vous de mobilisation à ne pas manquer :
Webinaire New Nicotine Alliance avec Clive Bates, jeudi 4 juin, de 18h à 19h (heure BST). 










